Plan national de délestage électrique: ce que prévoit la circulaire du gouvernement

Le gouvernement s’apprête à diffuser une circulaire demandant aux préfets d’organiser le plan national de délestage électrique, désignant les sites critiques, et définissant le rôle des acteurs publics, dont les collectivités territoriales.
Elle précise tout d’abord l’étendue de l’activation de ce plan national, qui ne pourra excéder une « durée de deux heures consécutives, affectant alternativement des portions de départements (…) à l’exclusion des sites critiques (hôpitaux, points d’importance vitale…) (…) protégés par arrêté préfectoral ». Les créneaux horaires a priori les plus concernés sont fixés entre 8h et 13h et de 18h à 20h.
Le document demande aux préfets de département de conduire « sans délai des réunions avec les élus et les collectivités territoriales. Elles permettront une parfaite appréhension des risques et enjeux ainsi qu’une approche partagée des travaux à conduire pour articuler les dispositifs à mettre en œuvre en cas de coupure, notamment avec les maires qui doivent disposer de toutes les informations leur permettant de s’y préparer ».
Lees communes devront de leur côté « procéder à l’inscription des personnes vulnérables sur leurs registres de personnes fragiles ».

Plus concrètement, dès l’annonce d’une mesure de délestage programmée, la circulaire demande aux préfets d’assurer « l’information du conseil départemental, du conseil régional ainsi que les élus du département, et de demander aux maires concernés d’activer une « cellule de crise » dans le cadre des PCS pour les communes qui en sont équipées, et de prévoir en mairie, ou dans des lieux prédéfinis en fonction de la taille de la commune et désignés aux populations, une présence physique en capacité de relayer l’alerte aux services de secours, de santé et de sécurité, pendant la durée du délestage et de la coupure éventuelle du réseau téléphonique ».
Notons au sujet des écoles qu’il est prévu que celles situées dans un secteur concerné par un délestage le matin « n’accueilleront pas les enfants pour l’ensemble de la demi-journée. Une restauration adaptée à l’heure du déjeuner dans les écoles et établissements délestés demeure un objectif. Un travail local doit être mené avec les collectivités locales pour adapter les transports scolaires à ces situations ».

Pour voir la circulaire, cliquez ici.